Quelles sont les causes des retards dans le transport transfrontalier et comment les expéditeurs peuvent-ils réduire les risques?

Un chauffeur arrive à la frontière américaine avec un chargement de repas surgelés que nous transportons régulièrement. Tout est en place et il s’attend à un passage sans problème. Pourtant, une nouvelle exigence d’importation immobilise le chargement et force le chauffeur à passer la nuit à la frontière.

C’est un bon exemple de la réalité du transport transfrontalier.

Un camion peut quitter les installations de l’expéditeur à l’heure, ne rencontrer aucun problème de circulation et tout de même perdre plusieurs heures à la frontière. Il suffit que le courtier en douane n’ait pas reçu les bons documents, que certains renseignements ne concordent pas entre les systèmes, qu’une inspection n’ait pas été coordonnée ou qu’un permis requis soit manquant.

Certains retards à la frontière sont inévitables. Les inspections douanières, les conditions météo, la congestion et d’autres imprévus font partie de la réalité du transport transfrontalier. Toutefois, plusieurs retards commencent bien avant que le camion arrive à la frontière.

Comprendre les causes les plus fréquentes et les régler avant que le chargement quitte le quai peut réduire considérablement le risque de retards évitables.

Des documents douaniers inexacts ou incomplets

Les problèmes de documentation comptent parmi les causes de retard les plus faciles à prévenir dans le transport transfrontalier.

Un envoi commercial peut nécessiter plusieurs renseignements, notamment la description du produit, la quantité, la valeur, le pays d’origine ainsi que d’autres détails dont l’importateur et le courtier en douane ont besoin pour préparer la déclaration appropriée.

Des problèmes peuvent notamment survenir lorsque les documents contiennent :

  • des descriptions de produits inexactes ou incomplètes;
  • des quantités, des poids ou des valeurs inexacts;
  • des erreurs concernant le pays d’origine;
  • des renseignements manquants;
  • des classifications tarifaires erronées;
  • des écarts entre la facture commerciale, le connaissement et les autres documents;
  • des renseignements qui ne correspondent pas exactement à la marchandise réellement chargée dans la remorque.

La description du produit est particulièrement importante. Une description générale comme « pièces », par exemple, peut ne pas fournir suffisamment de renseignements pour identifier correctement les marchandises importées.

Le transporteur peut s’assurer que les documents d’expédition qu’il reçoit sont transmis au bon courtier en douane, mais son rôle n’est pas celui d’un courtier en douane. L’expéditeur, l’importateur et le courtier demeurent responsables de l’exactitude et de la conformité des documents et des renseignements nécessaires au dédouanement.

Plus les documents sont préparés et transmis rapidement au courtier, plus il est possible de repérer et de corriger un problème avant l’arrivée du camion à la frontière.

Les renseignements PARS, PAPS et les données douanières doivent concorder

Le traitement douanier entre le Canada et les États-Unis est aujourd’hui largement électronique. Cela ne réduit toutefois pas l’importance d’avoir des renseignements exacts et cohérents pour chaque envoi.

Pour les marchandises qui entrent au Canada, le Système d’examen avant l’arrivée (PARS) permet aux importateurs et aux courtiers en douane de soumettre à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) les renseignements nécessaires à la mainlevée avant l’arrivée des marchandises.

Pour les marchandises à destination des États-Unis, les transporteurs, les courtiers et les importateurs utilisent également des processus électroniques avant l’arrivée par l’entremise des systèmes du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis.

Des problèmes peuvent survenir lorsqu’un :

  • numéro PARS ou PAPS est erroné;
  • numéro d’envoi est utilisé en double;
  • courtier utilise un numéro différent de celui du transporteur;
  • renseignement transmis électroniquement par le transporteur ne correspond pas à la déclaration du courtier;
  • détail de l’envoi change après la transmission des renseignements douaniers;
  • document est transmis trop tard pour être traité avant l’arrivée du camion.

Un détail aussi simple qu’un mauvais numéro de référence peut empêcher les systèmes douaniers d’associer correctement les renseignements du transporteur à la déclaration préparée par le courtier.

C’est pourquoi une bonne planification transfrontalière doit commencer bien avant que le camion se retrouve dans une file d’attente à la frontière.

Un problème avec le courtier en douane peut immobiliser un chargement

Avoir le nom d’un courtier en douane au dossier ne signifie pas nécessairement que tout est prêt pour le dédouanement.

Un chargement peut être retardé parce que :

  • le mauvais courtier a été désigné;
  • le courtier n’a jamais reçu les documents;
  • les documents ont été transmis trop tard;
  • le courtier n’a pas été informé de l’arrivée de l’envoi;
  • l’importateur n’a pas terminé la configuration requise de son compte;
  • il existe un problème de paiement ou de crédit entre l’importateur et le courtier;
  • aucune personne-ressource n’est disponible chez le courtier lorsqu’un problème survient.

La disponibilité du courtier devient particulièrement importante pour les chargements qui traversent la frontière la nuit, la fin de semaine ou pendant un jour férié.

Un poste frontalier peut être ouvert 24 heures sur 24 sans que tous les autres intervenants nécessaires pour régler un problème soient disponibles en tout temps.

Au Canada, le processus de comptabilisation des importations commerciales a également beaucoup évolué avec l’arrivée du système de Gestion des cotisations et des recettes de l’ASFC (GCRA). La GCRA est maintenant le système officiel de l’ASFC pour la comptabilisation des importations commerciales ainsi que le paiement des droits et taxes applicables.

Pour les expéditeurs, la règle est simple : confirmer le bon courtier le plus tôt possible et s’assurer qu’il dispose de tous les documents nécessaires avant que le chargement approche de la frontière.

Les aliments et les produits de viande exigent une planification supplémentaire

Le transport transfrontalier de produits alimentaires peut être plus complexe puisque le dédouanement ne représente parfois qu’une partie du processus d’importation.

Selon le produit transporté, d’autres organismes gouvernementaux peuvent intervenir.

Au Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) réglemente l’importation de nombreux aliments ainsi que de plusieurs produits d’origine animale ou agricole.

Aux États-Unis, la viande, la volaille et certains ovoproduits sont réglementés par le Food Safety and Inspection Service du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA FSIS), tandis que d’autres catégories d’aliments peuvent relever d’autres organismes.

La viande est un bon exemple de l’importance d’une planification adéquate.

Pour la viande qui entre au Canada, les importateurs ou leurs représentants peuvent devoir transmettre des certificats et d’autres documents au Centre national de service à l’importation de l’ACIA. Certains chargements peuvent également être sélectionnés pour une inspection et dirigés vers un établissement autorisé à recevoir des viandes importées aux fins d’inspection.

Pour la viande, la volaille et les ovoproduits qui entrent aux États-Unis, l’USDA FSIS impose également des exigences précises concernant la certification à l’importation et la réinspection. Lorsque requis, le chargement peut notamment devoir être présenté à un établissement officiel d’inspection des importations.

Ces étapes doivent être planifiées avant que le camion prenne la route vers la frontière.

La capacité d’inspection peut elle-même devenir une source de retard. Pendant les périodes plus achalandées, un chauffeur peut devoir attendre avant que l’inspection puisse être effectuée.

Pour les produits réfrigérés ou surgelés, une inspection ajoute une autre considération importante : le maintien de la chaîne du froid.

Les inspecteurs peuvent devoir accéder à la remorque ou directement aux produits. Pendant ce temps, le transporteur doit limiter autant que possible la durée d’ouverture des portes et maintenir la température requise.

Un retard causé par une inspection gouvernementale obligatoire n’est pas nécessairement évitable. Une bonne préparation permet toutefois d’éviter d’arriver à la frontière sans les documents, les approbations ou les arrangements nécessaires.

Nous avons récemment vécu un exemple concret avec un chargement de repas surgelés destiné à l’un de nos clients.

L’Animal and Plant Health Inspection Service du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA APHIS) avait instauré une exigence selon laquelle certains produits alimentaires contenant des ingrédients à base d’œufs et entrant aux États-Unis devaient être accompagnés d’un permis d’importation ainsi que d’une déclaration du fabricant.

La demande de permis exigeait également qu’une liste complète des ingrédients d’origine animale soit fournie à l’importateur américain ou au courtier en douane.

Comme ces renseignements n’avaient pas été obtenus avant l’arrivée du chargement à la frontière, le camion n’a pas pu poursuivre sa route. Le chauffeur a finalement dû passer la nuit à la frontière pendant que la situation était réglée.

C’est exactement le genre de situation où un problème administratif survenu en amont peut rapidement devenir un problème opérationnel sur la route.

Alcool, tabac, armes à feu et autres marchandises fortement réglementées

Certaines marchandises sont assujetties à des exigences réglementaires qui vont bien au-delà de celles d’un envoi commercial régulier.

C’est notamment le cas de certains :

  • produits alcoolisés;
  • produits du tabac;
  • armes à feu et produits connexes;
  • produits chimiques;
  • produits pharmaceutiques;
  • autres produits contrôlés ou restreints.

Selon la marchandise, son origine, sa destination et le sens du déplacement, l’importateur peut devoir obtenir des licences, des permis, des déclarations, des documents fiscaux ou d’accise, ou encore l’autorisation d’un autre organisme gouvernemental.

Les exigences peuvent varier considérablement d’un produit ou d’une situation à l’autre. Elles doivent donc être déterminées par les professionnels appropriés en matière de réglementation et de douanes avant que l’envoi soit confié au transporteur.

Du point de vue du transporteur, l’important est de savoir que des exigences supplémentaires s’appliquent et de s’assurer que le plan de transport tient compte des directives particulières reçues.

Découvrir seulement à la frontière qu’un permis, une autorisation ou une étape réglementaire est manquant peut entraîner un retard important.

L’heure du passage peut faire toute la différence

Le moment choisi pour traverser la frontière peut avoir une incidence importante lorsqu’un problème survient.

Prenons un problème de documentation relativement simple. Pendant les heures normales de bureau, le transporteur peut communiquer avec l’expéditeur ou le courtier en douane et régler la situation rapidement.

Le même problème à 2 h du matin peut être beaucoup plus difficile à résoudre.

Il faut notamment tenir compte :

  • des courtiers en douane qui n’offrent pas de soutien 24 heures sur 24;
  • des heures d’ouverture des établissements d’inspection gouvernementale;
  • des horaires de fin de semaine et des jours fériés;
  • des documents transmis peu de temps avant l’arrivée du camion;
  • des changements de dernière minute au chargement;
  • de la difficulté à joindre l’expéditeur ou l’importateur à l’extérieur des heures normales de bureau.

Cela ne veut pas dire qu’il faut éviter les passages en dehors des heures normales. Il faut plutôt tenir compte de la disponibilité de tous les intervenants, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un chargement urgent ou complexe.

Un problème qui peut être réglé en dix minutes lorsque la bonne personne est disponible peut facilement se transformer en plusieurs heures d’attente lorsque personne ne sait qui joindre.

Certains retards à la frontière sont inévitables

Même un chargement parfaitement préparé peut parfois être retardé.

Les autorités douanières peuvent sélectionner un envoi pour une inspection plus approfondie. La circulation peut s’accumuler à un poste frontalier très achalandé. Des conditions météo difficiles peuvent perturber les activités. Les systèmes gouvernementaux ou ceux du transporteur peuvent également connaître des interruptions.

Parmi les autres causes possibles :

  • les inspections douanières aléatoires ou ciblées;
  • l’intensification des mesures d’application de la loi;
  • la congestion à la frontière;
  • les accidents ou les fermetures de routes;
  • les conditions météorologiques difficiles;
  • les interruptions des systèmes gouvernementaux;
  • les restrictions opérationnelles imprévues.

Il est important de faire la distinction entre ces situations et les retards qui auraient pu être évités.

Un chargement retardé parce que les autorités douanières l’ont sélectionné pour inspection est très différent d’un chargement immobilisé parce que la facture commerciale n’a jamais été transmise au courtier.

Les expéditeurs ne peuvent pas éliminer toute l’incertitude associée au transport transfrontalier. L’objectif est plutôt d’éliminer le plus grand nombre possible de risques évitables afin d’être mieux préparé lorsque survient une situation hors de leur contrôle.

Une bonne communication peut faire la différence entre quelques minutes et plusieurs heures d’attente

Le transport transfrontalier implique plusieurs intervenants, chacun ayant un rôle différent.

Selon le chargement, il peut notamment s’agir :

  • de l’expéditeur;
  • de l’importateur attitré;
  • du courtier en douane;
  • du transporteur et du coordonnateur du chargement;
  • du chauffeur;
  • du destinataire;
  • des organismes gouvernementaux responsables de l’inspection ou de la réglementation.

Les problèmes commencent souvent lorsqu’une partie suppose que quelqu’un d’autre s’est occupé d’une tâche.

L’expéditeur peut croire que le courtier possède déjà les documents alors que celui-ci ne les a jamais reçus. Un détail du chargement peut changer sans que le transporteur en soit informé. Un problème peut survenir pendant la nuit alors que personne ne possède les coordonnées d’une personne-ressource disponible chez l’importateur.

Un transporteur transfrontalier d’expérience fera généralement des efforts raisonnables pour s’assurer que les documents d’expédition qu’il reçoit sont transmis au courtier désigné et que les exigences de transport connues sont coordonnées avant que le chauffeur se dirige vers la frontière.

Cela ne signifie toutefois pas que le transporteur remplace le courtier en douane ou qu’il vérifie de façon indépendante la conformité douanière de l’envoi.

Un transport transfrontalier efficace repose plutôt sur une bonne coordination entre les différents intervenants et sur la transmission des bons renseignements aux bonnes personnes, au bon moment.

Comment les expéditeurs peuvent-ils réduire les risques de retard à la frontière?

Il est impossible de garantir qu’un chargement transfrontalier ne subira jamais de retard. Les expéditeurs peuvent toutefois réduire considérablement plusieurs des risques les plus fréquents.

Avant le ramassage

Confirmez :

  • qui est l’importateur attitré;
  • quel courtier en douane traitera l’envoi;
  • que le courtier possède tous les renseignements nécessaires;
  • que le courtier sera disponible à l’heure prévue du passage;
  • si des permis, certificats ou autres exigences réglementaires particulières s’appliquent;
  • si la marchandise doit faire l’objet d’une inspection gouvernementale;
  • que les documents commerciaux ont été préparés correctement.

Pour les produits réglementés, ces vérifications peuvent devoir être effectuées bien avant le jour du ramassage.

Avant l’arrivée du camion à la frontière

Assurez-vous que :

  • les documents requis ont été transmis aux bonnes parties;
  • les renseignements PARS, PAPS et les autres données d’identification de l’envoi sont exacts;
  • le courtier et le transporteur travaillent avec les mêmes renseignements;
  • tout changement concernant les quantités, les produits ou les autres détails de l’envoi a été communiqué;
  • les inspections requises ou les autres étapes réglementaires ont été coordonnées;
  • les bonnes personnes-ressources seront disponibles en cas de problème.
  • L’ASFC demande notamment aux transporteurs qui utilisent le PARS de transmettre la facture ou le connaissement au courtier avant l’arrivée des marchandises au Canada.

Pour les marchandises urgentes, réfrigérées ou réglementées

Prévoyez une planification supplémentaire concernant :

  • les heures de service du courtier;
  • les exigences d’inspection gouvernementale;
  • les heures d’ouverture des établissements d’inspection;
  • les exigences de contrôle de la température;
  • les jours fériés et les fins de semaine;
  • une marge de manœuvre lorsqu’une inspection ou un renvoi demeure possible.

Plus le chargement est complexe, plus il est important d’identifier les problèmes potentiels avant que le camion commence à rouler.

L’expérience aide à réduire les problèmes transfrontaliers évitables

Un fournisseur de transport ne peut pas garantir le dédouanement d’un chargement, et un transporteur ne remplace pas l’expertise d’un courtier en douane agréé.

Un transporteur transfrontalier d’expérience comprend toutefois les différentes étapes entourant le passage à la frontière et les répercussions qu’un problème peut avoir sur le transport.

Son rôle peut notamment consister à déployer des efforts raisonnables pour s’assurer que les documents d’expédition reçus sont transmis correctement, à coordonner les renseignements avec les parties concernées, à tenir compte des exigences particulières liées aux marchandises spécialisées et, dans la mesure du possible, à éviter d’envoyer un chauffeur vers un problème qui aurait pu être identifié à l’avance.

Cette expérience devient particulièrement importante pour les chargements urgents, à température contrôlée ou fortement réglementés, où un retard peut avoir des conséquences qui vont bien au-delà d’une simple arrivée tardive.

Chez XTL, le transport transfrontalier fait partie de nos activités quotidiennes.

Notre rôle est de transporter les marchandises de façon sécuritaire et efficace tout en travaillant étroitement avec nos clients, leurs courtiers en douane désignés et les autres intervenants afin de favoriser la fluidité des expéditions.

Le meilleur moment pour prévenir un retard à la frontière? Avant le départ du camion.

Les retards à la frontière ne sont pas tous évitables.

Il y aura toujours des inspections douanières. La météo demeure imprévisible. La circulation aux postes frontaliers peut varier. Les organismes gouvernementaux ont également leurs propres exigences et contraintes opérationnelles.

Mais plusieurs des retards les plus frustrants trouvent leur origine dans une situation — ou une omission — survenue avant même que le camion arrive à la frontière.

Des documents exacts, une coordination rapide avec le courtier en douane, une planification adéquate pour les marchandises réglementées et une bonne communication entre tous les intervenants peuvent réduire considérablement ces risques.

En transport transfrontalier, le meilleur moment pour régler un problème à la frontière est souvent avant même que le camion quitte le quai de l’expéditeur.

Vous planifiez un prochain envoi entre le Canada et les États-Unis?

Communiquez avec XTL dès aujourd’hui. Notre équipe peut vous aider à planifier votre transport transfrontalier et à réduire les risques de retards évitables à la frontière.

What Causes Cross-Border Shipping Delays and How Can Shippers Reduce the Risk?

A driver arrived at the U.S. border with a load of frozen meals we regularly transport, expecting a routine crossing. Instead, a new import requirement left the shipment waiting and the driver sleeping at the border.

A truck can leave the shipper on time, encounter no traffic, and still lose hours at the border because the customs broker does not have the right paperwork, information does not match between systems, an inspection has not been coordinated, or a required permit is missing.
Some border delays cannot be avoided. Customs examinations, weather, congestion, and other unexpected events will always be part of cross-border transportation. However, many delays begin long before the truck reaches the border.

Understanding the most common causes and addressing them before a shipment leaves the dock is key to significantly reducing the risk of unnecessary delays.

Incorrect or Incomplete Customs Documentation

Documentation problems are among the most preventable causes of cross-border shipping delays.

A commercial shipment may require information such as the product description, quantity, value, country of origin, and other details needed by the importer and customs broker to prepare the appropriate customs entry.

Problems can arise when documentation contains:

  • Incorrect or incomplete product descriptions
  • Incorrect quantities, weights, or values
  • Country-of-origin errors
  • Missing information
  • Incorrect tariff classifications
  • Discrepancies between the commercial invoice, bill of lading, and other documents
  • Information that does not accurately describe the freight actually on the truck

Product descriptions are particularly important. A description such as “parts,” for example, may not provide enough information to accurately identify the goods being imported.

The carrier can help ensure that documentation received for the shipment is forwarded to the appropriate customs broker, but the carrier is not a customs broker. The shipper, importer, and customs broker remain responsible for ensuring that customs documentation and entry information are accurate and appropriate for the shipment.

The earlier documentation is prepared and sent to the broker, the more opportunity there is to identify and resolve an issue before the truck reaches the border.

PARS, PAPS and Electronic Customs Information Must Match

Modern Canada-U.S. customs processing is highly electronic, but shipment identification and matching remain critical.

For freight entering Canada, the Pre-Arrival Review System (PARS) allows importers and customs brokers to submit release information to the Canada Border Services Agency before the goods arrive. CBSA continues to use PARS as part of the commercial release process.

For U.S.-bound freight, carriers, brokers, and importers similarly rely on electronic pre-arrival customs processes through U.S. Customs and Border Protection systems.

Problems can occur when:

  • An incorrect PARS or PAPS number is provided
  • A shipment number is duplicated
  • The customs broker has a different number than the carrier
  • Information in the carrier’s electronic submission does not match the broker’s entry
  • Shipment details change after customs information has already been submitted
  • Documents are provided too late for processing before the truck arrives

Something as small as an incorrect reference number can prevent customs systems from properly matching the carrier’s shipment information with the broker’s customs entry.

This is why cross-border planning should happen before the truck is sitting in a border lineup.

Customs Broker Problems Can Leave a Truck Waiting

Providing the name of a customs broker does not necessarily mean that the broker is ready to clear the shipment.

A shipment can be delayed because:

  • The wrong customs broker was identified
  • The broker never received the paperwork
  • Documentation was sent too late
  • The broker was not notified that the shipment was coming
  • The importer has not completed the necessary account setup
  • There is a payment or credit issue between the importer and broker
  • Nobody from the broker is available when a problem occurs

Broker availability can be particularly important for shipments moving at night, on weekends, or during holidays.

A border crossing may operate around the clock, but that does not mean every customs broker or other party needed to resolve a problem provides 24-hour service.

Canada’s commercial-import accounting environment has also changed significantly with the introduction of the CBSA Assessment and Revenue Management system (CARM). CARM is now CBSA’s official system for accounting for commercial imports and paying applicable duties and taxes.

For shippers, the practical lesson is simple: confirm the correct customs broker early and make sure the appropriate documentation reaches them before the shipment approaches the border.

Food and Meat Shipments Require Additional Planning

Cross-border food transportation can introduce another layer of complexity because customs clearance may be only one part of the import process.

Depending on the product, additional government agencies can become involved.

In Canada, the Canadian Food Inspection Agency (CFIA) regulates the importation of many food, animal, and agricultural products. In the United States, meat, poultry, and certain egg products are regulated by the U.S. Department of Agriculture’s Food Safety and Inspection Service (USDA FSIS), while other types of food may fall under different agencies.

Meat is a good example of why advance planning matters.

For meat entering Canada, importers or their representatives may need to provide certificates and other documentation to CFIA’s National Import Service Centre. Certain shipments may also be selected for inspection and directed to an establishment licensed to handle imported meat for inspection.

For meat, poultry, and egg products entering the United States, USDA FSIS also has specific import certification and re-inspection requirements, including presentation at an official import inspection establishment where required.

These processes have to be considered before the truck simply proceeds toward the border.

Inspection capacity can also become a source of delay. During periods of heavy volume, a driver may have to wait for an inspection to be completed.

For refrigerated and frozen products, an inspection introduces another operational consideration: protecting the cold chain. Inspectors may require access to the trailer or product while the carrier is simultaneously trying to minimize door-open time and maintain the required temperature.

A delay associated with a required government inspection is not necessarily preventable. Proper planning, however, can help avoid arriving without the required documents, approvals, or arrangements already in place.

We experienced the operational impact of a regulatory change firsthand with a load of frozen meals for a key customer. The U.S. Department of Agriculture’s Animal and Plant Health Inspection Service (USDA APHIS) made a change requiring an import permit and manufacturer’s statement for food products containing egg ingredients entering the United States. Applying for the permit required a complete list of ingredients of animal origin to be provided to the U.S. importer or customs broker. Without the required information in place before the shipment reached the border, the load could not proceed, and the driver had to sleep at the border while the issue was resolved.

Alcohol, Tobacco, Firearms and Other Highly Regulated Goods

Some commodities involve regulatory requirements beyond those associated with an ordinary commercial shipment.

Examples may include:

  • Alcohol
  • Tobacco
  • Firearms and certain firearms-related products
  • Some chemicals
  • Pharmaceuticals
  • Other controlled or restricted goods

Depending on the commodity and direction of travel, the importer may require specific licences, permits, declarations, tax or excise documentation, or authorization from another government agency.

The exact rules vary considerably by product, importer, origin, and destination, so these requirements should be determined by the appropriate regulatory and customs professionals before the shipment is tendered to the carrier.

For the transportation provider, the important issue is knowing that additional requirements exist and ensuring that the transportation plan reflects any special instructions that have been provided.

Discovering at the border that a permit, authorization, or regulatory step is missing can result in a substantial delay.

Timing Can Turn a Small Problem Into a Long Delay

Timing matters in cross-border transportation.

Consider a relatively simple paperwork question. During normal business hours, the carrier may be able to contact the shipper or customs broker and resolve it quickly.

The same problem at 2:00 a.m. can be very different.

Potential timing issues include:

  • Customs brokers that do not provide 24-hour support
  • Government inspection facilities with defined operating hours
  • Weekend or holiday schedules
  • Paperwork sent shortly before the truck reaches the border
  • Last-minute changes to the shipment
  • Difficulty reaching the shipper or importer after regular business hours

This does not mean shippers should avoid after-hours crossings. It means the availability of all parties involved should be considered when planning a time-sensitive shipment.

A problem that takes ten minutes to resolve when the right person is available can become a multi-hour delay when nobody knows who to contact.

Some Border Delays Cannot Be Prevented

Even a perfectly prepared shipment can sometimes be delayed.

Customs authorities may refer a shipment for further examination. Traffic can back up at a busy crossing. Severe weather can affect border operations. Government or carrier systems can experience outages.

Other potential causes include:

  • Random or targeted customs examinations
  • Increased enforcement activity
  • Border congestion
  • Accidents or road closures
  • Severe weather
  • Government system interruptions
  • Unexpected operational restrictions

It is important to distinguish these events from avoidable delays.

A shipment delayed because customs selected it for examination is very different from one delayed because nobody sent the commercial invoice to the broker.

Shippers cannot eliminate every source of uncertainty from cross-border transportation. The goal should be to remove as many preventable causes as possible so the shipment is better positioned to deal with the things that cannot be controlled.

Communication Is Often the Difference Between a Short Delay and a Long One

Cross-border transportation involves several parties, each with a different role.

Depending on the shipment, those parties can include:

  • The shipper
  • The importer of record
  • The customs broker
  • The carrier and load coordinator
  • The driver
  • The consignee
  • Government inspection or regulatory agencies

Problems occur when one party assumes somebody else has taken care of something.

Perhaps the shipper believes the broker has the documents, while the broker has never received them. A shipment detail changes but the carrier is not advised. An issue arises at night and nobody has an after-hours contact for the importer.

An experienced carrier will generally make reasonable efforts to ensure that the shipping documents it receives are directed to the designated customs broker and that known transportation requirements are coordinated before the driver proceeds to the border.

That does not mean the carrier performs the customs broker’s job or independently verifies customs compliance.

Instead, good cross-border transportation depends on keeping the various parties connected and making sure important information gets to the right people at the right time.

How Can Shippers Reduce the Risk of Cross-Border Delays?

While there is no way to guarantee that a cross-border shipment will never encounter a delay, shippers can reduce many of the most common risks.

Before Pickup

Confirm:

  • Who is the importer of record?
  • Which customs broker will handle the shipment?
  • Does the broker have the required shipment information?
  • Will the broker be available around the expected crossing time?
  • Are any special permits, certificates, or regulatory requirements involved?
  • Does the commodity require a government inspection?
  • Has accurate commercial documentation been prepared?

For regulated products, these questions may need to be answered well before the day of pickup.

Before the Truck Reaches the Border

Make sure:

  • Required documents have been sent to the appropriate parties
  • PARS, PAPS, or other shipment identification information is correct
  • The broker and carrier are working from consistent shipment information
  • Any changes to quantities, products, or shipment details have been communicated
  • Required inspections or other regulatory steps have been addressed
  • Appropriate contacts are available if an issue arises

CBSA, for example, specifically instructs carriers using PARS that the invoice or bill of lading should be sent to the broker in advance of the goods arriving in Canada.

For Time-Sensitive, Refrigerated, or Regulated Freight

Allow additional planning for:

  • Broker operating hours
  • Government inspection requirements
  • Inspection-facility schedules
  • Temperature-control requirements
  • Holidays and weekends
  • Contingency time when an inspection or referral is possible

The more complex the shipment, the more important it is to identify potential problems before the truck begins moving.

Experience Helps Reduce Avoidable Cross-Border Problems

A transportation provider cannot guarantee customs clearance, and a carrier does not replace the expertise of a licensed customs broker.

What an experienced cross-border carrier can do is understand the transportation process surrounding the border.

That includes making reasonable efforts to ensure required shipping documents received by the carrier are forwarded appropriately, coordinating information with the parties involved, understanding the additional planning required for specialized freight, and avoiding sending a driver into an obvious problem when possible.

This becomes particularly important with time-sensitive, temperature-controlled, and highly regulated shipments where a delay can have consequences beyond simply arriving late.

At XTL, cross-border transportation is part of our everyday business. Our role is to move freight safely and efficiently while working with our customers, their designated customs brokers, and other involved parties to help keep shipments moving.

The Best Time to Prevent a Border Delay Is Before the Truck Leaves

Not every cross-border delay can be avoided.

Customs inspections will occur. Weather happens. Border traffic can be unpredictable. Government agencies have their own requirements and operating constraints.

But many frustrating delays can be traced back to something that happened, or failed to happen, before the truck ever arrived at the border.

Accurate documentation, early broker coordination, proper planning for regulated commodities, and good communication between everyone involved can substantially reduce that risk.

When it comes to cross-border transportation, the best time to solve a border problem is often before the truck leaves the shipper’s dock.

Call XTL today to help plan your next cross-border shipment.