Quelle est l’envergure de chargement d’un camion?

On nous demande souvent quelle quantité de chargement il est possible de transporter par camion. La réponse à cette question n’est pas vraiment simple, car elle dépend aussi bien du poids que du volume de la cargaison. Voici un tableau simple qui vous aidera à planifier vos prochaines cargaisons :

Dimensions
(Lng X Lrg)
Secteur industriel 53 pi 48 pi
48 po × 40 po Articles d’épicerie, bien d’autres articles 26 ou
30 tournée
24 ou
28 tournée
42 po × 42 po Télécom., peinture 30 26
48 po × 48 po Fûts 26 24
40 po × 48 po Militaire, béton 26 ou
30 tournée
24 ou
26 tournée
48 po × 42 po Prod. chimiques, boissons 27 ou
30 tournée
25 ou
26 tournée
40 po × 40 po Prod. laitiers 30 28
48 po × 45 po Automobile 26 ou
28 tournée
24
44 po × 44 po Fûts, prd. chimiques 28 26
36 po × 36 po Boissons 34 32
48 po × 36 po Boissons, bardeaux, papier 26 ou
34 tournée
24 ou
32 tournée
35 po × 45,5 po Contenant militaire ISO 26 ou
36 tournée
24 ou
32 tournée
48 po × 20 po Articles de détail 65 ou
62 tournée
60 ou 56 tournée

Un mot concernant le repositionnement des palettes en cas de chargement maximal

Toutes les palettes ne sont pas des palettes à quatre entrées. Une palette à quatre entrées est une palette que l’on peut soulever par les quatre côtés à l’aide d’un chariot élévateur à fourches. Si le produit que vous expédiez est léger, il est parfois plus avantageux, si le poids de la cargaison est inférieur au poids maximal que le camion peut supporter, de tourner les palettes de côté et d’utiliser un volume plus important.

Un mot concernant le poids

Si vous expédiez un produit pesant et que le poids total de vos palettes est supérieur au poids que la remorque peut supporter, vous n’avez pas besoin de vous soucier de tourner les palettes. Vous devez, en revanche, veiller à bien répartir le poids de la cargaison. Par exemple, si vous avez 2 200 lbs par palette et 48 X 40 palettes, cela équivaut à 44 000 lbs (un chargement complet) divisé par 2 200 lbs, soit seulement 20 palettes. Vous ne pouvez pas en mettre davantage!

Un mot concernant le poids maximal qu’un camion peut transporter

Le calcul du poids maximal qu’un camion peut transporter est un peu plus compliqué que ce que vous pourriez penser, car les règlements ne limitent pas le poids du chargement, mais le poids total du véhicule, y compris celui des essieux. C’est pourquoi plus un véhicule est pesant (unités et semi remorques motorisées), plus sa cargaison doit être légère. Par exemple, les camions frigorifiques étant habituellement plus lourds, ils transportent des cargaisons moins imposantes. Par contre, certaines combinaisons camions/remorques légères peuvent transporter jusqu’à 45 000 lbs. En règle générale, il convient de prévoir qu’un camion peut transporter de 42 000 à 44 000 lbs. PETITE ASTUCE : informez vous au préalable auprès du transporteur si vous prévoyez une cargaison proche de la capacité maximale du véhicule. Le transporteur pourra alors vous donner quelques directives concernant la cargaison qu’il est possible de transporter sur l’équipement qu’il vous envoie.
Cette information utile vous est offerte par XTL Transport, votre spécialiste des cargaisons maximales et du transport avec contrôle de la température!

Sept astuces pour augmenter votre capacité de fret chauffé cet hiver

La saison du chauffage débutant dans un mois à peine (les cargaisons commencent bien souvent à être chauffées la première semaine de novembre), bon nombre de gestionnaires des transports se demandent comment éviter une pénurie de camions chauffés cet hiver. Et ce, d’autant plus que la capacité de fret est déjà restreinte. Voici donc sept astuces qui vous aideront à gérer votre capacité de fret chauffé cet hiver.

Séparez le fret chauffé du fret non chauffé

Quatre-vingt-dix pourcent des marchandises de bon nombre des cargaisons supportent la congélation et seulement 10 % ont besoin d’être protégés du gel ou maintenus à certaine température. Une telle situation entraîne non seulement un coût supplémentaire pour l’expéditeur, mais également l’utilisation inutile d’une capacité de chauffage. En séparant la cargaison en deux chargements partiels, il est souvent possible de contrebalancer le coût du chargement supplémentaire par la réduction du coût de chauffage. Informez vos expéditeurs de première ligne de cette solution, si simple à mettre en œuvre.

Étudiez la possibilité d’utiliser le fret « non chauffé » pour les trajets courts

Si vous avez de la difficulté à trouver des camions chauffés pour un trajet court de moins d’une journée, vous pouvez étudier la possibilité d’utiliser un fret sans chauffage. En effet, bien que, ce faisant, vous courriez un léger risque, il faut savoir qu’en règle générale, les liquides en mouvement ne gèlent pas. Un peu à la manière d’une rivière. De plus, les liquides conservent une certaine chaleur résiduelle du chargement. Dans le cas de trajets courts, tant que vous pouvez vous arranger avec votre transporteur pour que la cargaison ne demeure pas dans le camion durant la nuit, vous n’aurez probablement pas de problème à envoyer le chargement sans chauffage. Faites ici preuve de jugement : ne prenez pas un tel risque avec des marchandises extrêmement sensibles au gel, cela n’en vaut pas la peine!

Étudiez la possibilité d’utiliser des tissus isolants

Les tissus isolants sont un bon moyen d’accroître la capacité de fret chauffé : il suffit d’envelopper les barils ou les réservoirs dans des couvertures isolantes. Même si la chaleur résiduelle du produit se dissipe peu à peu, vous pouvez, en faisant de bons calculs, souvent transporter sans problème des produits sensibles au gel sur une période de quelques jours. Les fabricants de tissus isolants devraient être en mesure de vous aider concernant les règles de base en matière de gabarit, de délai et de température. Le seul désavantage de cette méthode est que vous devrez renvoyer les couvertures. Il ne faudra donc  pas oublier de prendre en compte de ce coût supplémentaire. De plus, cette méthode pose tout de même certains risques. C’est pourquoi il est nécessaire de faire des calculs précis et d’inclure des sondes thermométriques et/ou des systèmes de contrôle de la température à l’intérieure de la cargaison.

Étudiez la possibilité d’utiliser un système de chauffage plutôt qu’une méthode de contrôle de la température

Dans le domaine des transports, le terme « chauffé » peut signifier qu’un chauffage au diesel portatif a été installé à l’arrière d’un fourgon sec, ou que le fret a été placé dans une unité de contrôle de la température. Ce détail peut sembler trivial, mais, lorsque la capacité est restreinte, vous devez établir clairement vos besoins. Si le produit transporté gèle à une température de zéro ou moins et que la température extérieure n’affiche pas un extrême aux alentours de -20C, alors, le chauffage portatif devrait être suffisant et vous aurez, alors, le choix entre bien plus de transporteurs équipés d’unités de chauffage. Cependant, si vous indiquez que votre chargement « doit être maintenu entre 5 et 10C », vous vous limitez alors à une unité de contrôle de la température. Si vous n’avez pas réellement besoin de respecter cette condition, ne la mentionnez pas, car, ce faisant, vous limitez vos possibilités.

Étudiez la possibilité d’un transport aller-retour

S’il vous arrive de devoir envoyer un chargement entre un point A et un point B (ou des points très proches), comme Chicago et Toronto, et que votre cargaison est chauffée à partir de Chicago, mais à pas à partir de Toronto, vous pouvez vous arranger avec votre transporteur pour qu’il prévoie une unité chauffée à l’aller, puis négocier avec lui une entente pour réserver et payer le voyage de retour à l’avance. Vos transporteurs apprécieront grandement cette façon de faire, car elle leur facilite la vie, et à vous aussi, du fait qu’elle vous débarrasse du souci d’organiser le transport du fret chauffé.

Réservez tôt!

Lorsque cela vous est possible, réservez tôt.  En effet, les transporteurs doivent constamment planifier l’envoi de leurs camions. La plupart du temps à partir d’inconnues. Si vous fournissez à vos transporteurs un maximum d’informations en réservant tôt, cela leur permet souvent de s’organiser pour avoir le bon équipement au bon moment.

Appelez XTL!

Ces dernières années, XTL a investi des sommes considérables dans l’acquisition de remorques équipées de systèmes de contrôle de la température, dont des remorques TEMPSOLUTION spécifiquement conçues pour contrôler et maintenir précisément la température de denrées très fragiles, tels que les produits pharmaceutiques et chimiques et les additifs alimentaires.

La gestion des livraisons à temps

Les livraisons à temps constituent un paramètre de rendement fondamental pour votre chaîne d’approvisionnement et vos fournisseurs de services de transport. Elles peuvent, cependant, se révéler difficiles à mesurer et à gérer. Voici quelques éléments clés qu’il convient de bien comprendre avant de définir un paramètre de mesure concernant les livraisons à temps.

« À temps » est une réalité qui n’existe pas

La première chose dont il faut être conscient est que « à temps » est une réalité qui n’existe pas.  Il s’agit, en fait, plus d’un concept que d’une réalité. Cela peut, à première vue, sembler choquant, mais, dans certaines situations, le concept de « à temps » se mesure difficilement.

  1. La cargaison devait être ramassée le 5 et livré le 7. Cependant, elle n’était pas prête le 5, mais le 6 et, par conséquent, a été livrée le 8. Est-ce que le transporteur était en retard?
  2. Même scénario, mais la cargaison a été ramassée à temps; elle a ensuite été bloquée à la douane pendant deux jours sans que cela soit la faute du transporteur. Est-ce que le transporteur était en retard?
  3. Même scénario, mais l’autoroute a été fermée en raison d’une tempête de neige et le transporteur n’a pas pu prendre la route. Le transporteur était-il en retard?
  4. Même scénario; cette fois, la cargaison a été ramassée à temps, mais, lorsque le transporteur est arrivé, le service de la réception avait fermé plus tôt que prévu en raison de la réunion hebdomadaire du personnel et la cargaison n’a pas pu être livrée avant le lendemain. Le transporteur était-il en retard?

Et je pourrais continuer ainsi indéfiniment. En effet, dans le domaine du transport, il est possible d’inventer 100 scénarios différents où le transporteur pourrait être jugé plus ou moins responsable du retard. Le véritable problème réside dans le fait de vouloir appliquer une mesure statique à quelque chose de dynamique : les dates et les heures de ramassage et de livraison changent constamment en raison de toutes sortes de facteurs. Vouloir classer les livraisons dans les catégories à temps/en retard est une simplification excessive d’un problème bien plus complexe.

Comment réellement gérer les livraisons « à temps »?

Il faut tout d’abord avoir une vue d’ensemble de la situation : les parties impliquées sont nombreuses et les causes de changements des délais le sont également. Dans une telle situation, la solution consiste à décider de ce qu’il convient de mesurer. L’une des meilleures façons de faire est de mesurer toutes les raisons de report d’un délai.

Commencez à mesurer les causes des reports

Par exemple :

  • Reporté par le client final
  • Retard du fournisseur
  • Panne de camion
  • Mauvais temps
  • Le destinataire n’a pas pu décharger le camion
  • L’expéditeur n’a pas pu charger le camion
  • Problème de trafic
  • Erreur d’enregistrement de commande

Un diagramme cause-effet ou un graphique de Pareto vous aideront à trouver le plus de raisons possibles.

Puis, catégorisez la responsabilité

La deuxième étape consiste à rassembler toutes les raisons et à les classer en fonction des parties responsables. Vous pouvez, par exemple, les répartir dans différentes catégories, telles que : expéditeur, transporteur, destinataire, autre. La météo et les inspections douanières aléatoires seraient, par exemple, incluses dans la catégorie « autre ».

Commencez à mesurer

Maintenant que vous avez un ordre de classement des reports, vous pouvez commencer à mesurer les raisons des reports dans le but final de diminuer au maximum les retards.

Discutez avec les parties concernées

Maintenant que vous avez une idée précise de ce qui se passe dans votre chaîne d’approvisionnement, vous pouvez avoir des discussions et des séances de résolution de problèmes réellement constructives avec vos fournisseurs, vos transporteurs et vos clients. Une diminution des retards s’accompagne généralement d’une plus grande harmonie d’ensemble, ce qui permet immanquablement de réduire les coûts et d’accroître la satisfaction des clients.

XTL peut vous aider!

Les employés de XTL sont des experts en logistique. Si vous essayez de diminuer les coûts liés à votre chaîne d’approvisionnement ou d’améliorer les services connexes, communiquez avec XTL aujourd’hui même! L’un des de nos experts en logistique en discutera volontiers avec vous, gratuitement!

7 astuces pour améliorer la sécurité du transport

La sécurité du transport est un important maillon de la chaîne d’approvisionnement parce qu’elle permet, d’une part, d’éviter une augmentation des coûts d’assurance et, d’autre part, que de la marchandise soit volée et se retrouve sur le marché noir. Voici donc 7 astuces simples pour vous aider à accroître la sécurité de vos transports.

1.  Faites affaires avec un transporteur reconnu

Voilà qui semble évident; pourtant, il est surprenant de constater qu’un grand nombre de compagnies font souvent affaires avec un nouveau transporteur dont la réputation n’est pas encore établie, uniquement pour épargner une centaine de dollars sur un chargement dont la valeur s’élève à des milliers de dollars. Il ne faut, certes, pas se méfier de toutes les compagnies qui ne comptent que un ou deux camions, mais il faut savoir que ces compagnies ne possèdent pas les systèmes nécessaires en ce qui a trait aux politiques d’embauchage, au suivi satellitaire, à l’enregistrement, etc. C’est pourquoi il est nécessaire de vous informer au sujet de votre transporteur, de lui demander des références et de vous assurer qu’il est en affaires depuis longtemps et possède un bon dossier de sécurité.

2.  Sécurisez vos chargements partiels… fermement!

Si votre chargement est partiel, ajoutez-y quelques couches supplémentaires et utilisez un film étirable de bonne qualité. Serrez bien les sangles. Cette mesure simple vous aidera à éviter de perdre une boîte ou un vol. Du moins, si un problème survient, vous aurez en mains les preuves nécessaires pour déposer une plainte solide!

3.  Remorques sans tracteur avec verrou de goupille

Comme elles ne sont pas à toute épreuve, mieux vaut les éviter. En effet, si un voleur a le choix entre deux remorques, l’une avec un verrou de goupille et l’autre sans, il n’est pas difficile de savoir laquelle des deux il choisira. Un bon verrou de goupille et un système assurant son utilisation adéquate permet d’assurer dans une grande mesure la sécurité des remorques sans tracteur.

4.  Évitez de laisser les remorques détachées sans surveillance

La majorité des vols se produisent lorsqu’une remorque détachée est laissée sans surveillance. Évitez autant que possible ce genre de situation. Si vous devez détacher votre remorque, assurez-vous de le faire dans une aire sécurisée par un agent de sécurité. Sinon, c’est une véritable invitation pour un voleur.

5.   Identifiez les transporteurs qui viennent chercher votre cargaison

Le nombre d’expéditeurs qui ne le font pas est absolument surprenant : ils expédient des cargaisons de milliers de dollars par camion uniquement parce qu’un chauffeur se présente chez eux en disant : « Bonjour, je viens chercher votre cargaison pour le Canada ». Il prend le chargement et s’en va. Quelle surprise lorsqu’un peu plus tard, le véritable chauffeur apparaît pour prendre la cargaison! Assurez-vous de contrôler l’identité de votre chauffeur, soit en lui demandant son nom, soit en vérifiant que le nom inscrit sur le camion, ou sur la pièce d’identité du chauffeur, correspond à celui de l’entreprise à laquelle vous avez fait appel.

6.  Faites appel à des transporteurs EXPRES/C-TPAT

Les transporteurs faisant partie d’un programme EXPRES ou C-TPAT ont déjà été contrôlés par des organismes gouvernementaux qui ont vérifié leur conformité à diverses normes de sécurité. En choisissant tout simplement l’un d’entre eux, vous accroîtrez la sécurité de votre cargaison.

7.  Scellez les chargements complets

Un câble n’empêchera, certes, personne de chercher à voler un chargement,  mails il découragera les trafiquages et les petits vols de quelques boîtes. Du moins, si vol il y a, vous aurez la preuve qu’il s’est produit durant le transport, ce qui accroîtra vos chance d’obtenir gain de cause pour votre plainte.

XTL : votre transporteur de choix

XTL est à la fois un transporteur EXPRES et C-TPAT. La sécurité des cargaisons nous tient à cœur. Alors, si la sécurité de votre chargement vous tient également à cœur, appelez-nous!

Comment bien travailler avec vos transporteurs : Horaire du département de réception/d’expédition

Cet enjeu est probablement l’un de ceux qui causent le plus de conflits entre les transporteurs et les employés des départements de distribution. Dans cet article, nous explorons les options et les conséquences de différentes philosophies en matière d’horaire de réception/d’expédition. Le fait que les transporteurs sont payés au mile est au cœur du problème, car, de leur côté, ils ne veulent pas attendre pour être chargés/déchargés, tandis que les employés des départements d’expédition, payés à l’heure, ne veulent pas attendre inlassablement que les camions arrivent, ou devoir faire des heures supplémentaires durant les petites périodes « occupées » de la journée.

Premier arrivé, premier servi

Certaines personnes sont très en faveur de cette méthode pour établir l’horaire des ramassages et des livraisons des camions et d’autres sont totalement contre. Cette pratique tend, en effet, à favoriser l’expéditeur et le récepteur au dépend du camionneur. En règle générale, elle fait que, comme le département d’expédition/de réception a des ressources limitées, les camions doivent y faire la queue pour être servis. Normal, non? Si vous arrivez le premier, vous êtes déchargé en premier. Cependant, comme les camionneurs sont payés au mile, et non pas à l’heure, une attente de deux à trois heures est, pour eux, impensable.

Cependant, ce système ne présente pas que des désavantages pour les transporteurs. En effet, comme le transporteur peut arriver « n’importe quand le mardi » avec une livraison, il bénéficie de souplesse lorsqu’il arrive, ce qui l’aide grandement en cas de retard imprévu suite à une météo défavorable ou à un problème de trafic.

Le meilleur des deux mondes? Un système basé sur la méthode du premier arrivé, premier servi assorti de ressources internes suffisantes du côté de l’expéditeur/du destinataire pour faire face aux périodes les plus achalandées. Cependant, ce scénario se révèle maintenant dispendieux pour l’expéditeur, dont les employés attendent 90 % du temps et travaillent le 10 % restant.

Horaire sur rendez-vous

Certains aiment cette solution, d’autres la déteste. À l’instar de l’ordre de passage en fonction du « premier arrivé, premier servi », cette méthode présente des avantages et des inconvénients. L’établissement de l’horaire sur rendez-vous est idéal pour les transporteurs s’ils arrivent à l’heure, entrent et sortent rapidement. Ce système est également avantageux pour les expéditeurs/destinataires, car il leur permet de planifier à l’avance la charge de travail du département ainsi que la main‑d’œuvre nécessaire. Il semblerait, donc, que cette façon de procéder soit efficace pour tout le monde. Et elle peut l’être! Cependant, lorsque l’incertitude se met de la partie, des problèmes se posent : si un transporteur se retrouve coincé dans le trafic ou est confronté à une panne ou à un retard en cours de route, ce qui peut se produire n’importe quand, alors ce système ne fonctionne plus. En effet, si un transporteur arrive à 10h30 à son rendez-vous de 10h, car il a été bloqué dans le trafic, personne ne sera là pour décharger son camion, car les employés seront déjà occupés à décharger le camion prévu à 10h30 qui, lui, sera arrivé à l’heure. Normal, non? De le faire attendre jusqu’à 16h, lorsque tous les autres camions prévus dans la journée auront été déchargés. Pas vraiment. Une livraison chez vous ne doit pas prendre la forme d’une punition! C’est pourquoi, le respect trop rigoureux d’un horaire fixé peut créer beaucoup de ressentiment chez les transporteurs qui font de leur mieux pour livrer votre cargaison. Mais, d’un autre côté, si vous tolérez toujours les livraisons en retard, vous serez systématiquement le dernier à être livré et vous passerez le restant de vos jours à composer avec des retards.

Un système hybride, le meilleur des deux mondes?

Il n’y a pas vraiment de solution « parfaite » à ce problème : chaque politique d’expédition/de réception a des conséquences en matière de coût aussi bien pour l’expéditeur que pour le transporteur. Chaque coût que le transporteur doit supporter finit immanquablement par se répercuter sur l’expéditeur sous la forme d’une augmentation de tarif. La solution optimale réside donc dans la coopération. Une coopération qui permette d’équilibrer les besoins et les ressources du transporteur et ceux de l’expéditeur.

Quelques bonnes idées :

  • Un système de rendez-vous, qui permette de composer avec d’éventuels retards.
  • Limiter les retards acceptables de façon à ne pas faire des retards une habitude.
  • Discuter avec les transporteurs pour découvrir ce qui fonctionne le mieux pour eux. La méthode appropriée dépend souvent du lieu, du moment et de la cargaison.
  • Les amendes peuvent être dissuasives, mais il faut les utiliser avec prudence. En effet, si les transporteurs vous trouvent trop rigides, ils ne voudront pas s’occuper de vos chargements, ou vous factureront un supplément pour compenser les amendes éventuelles.
  • L’allongement de l’horaire d’expédition/de réception peut permettre de diminuer la congestion.
  • Si vous le pouvez, transférez des employés d’autres départements en cas d’embouteillage de camions.

XTL Transport peut vous aider!

XTL Transport aide ses clients à résoudre leurs problèmes logistiques depuis près de 30 ans. Si vous cherchez un moyen de diminuer vos coûts, d’améliorer votre service ou, tout simplement, de vous faciliter la vie, alors XTL a une solution à vous proposer.

N’hésitez pas à communiquer avec nous pour une consultation gratuite!

 

Dix astuces pour faire face à la pénurie de capacité de 2014

Si, en raison de la pénurie de capacité de 2014, vous avez de la difficulté à expédier vos chargements, alors cet article vous concerne. En effet, le transport par camion a connu un essor fulgurant au cours du dernier trimestre. Des chargements record sont prêts à être expédiés, mais, en raison du ralentissement économique, les transporteurs n’ont pas accru leur capacité au cours des dernières années. Et, pour aggraver encore le problème, le nombre de chauffeurs de camion faisant son entrée sur le marché ne suffit pas à répondre à la demande. Tous ces facteurs ont fini par resserrer le marché du camionnage.

1.     Prévoyez des horaires de ramassage souples

La journée de travail d’un transporteur est très complexe. Elle nécessite la coordination des personnes, du matériel et de l’équipement sur une étendue géographique impressionnante. De plus, la majorité des plans établis dépendent d’éléments imprévisibles, tels que la météo, les conditions du trafic et les temps d’attente aux frontières. Si vous pratiquez des horaires de ramassage souples, les transporteurs viendront plus facilement chez vous. En effet, s’ils savent qu’ils disposent d’une longue période pour effectuer le ramassage/la livraison, il leur est plus facile de ramasser et de livrer les chargements en dépit des imprévus. C’est pourquoi il vaut la peine d’établir des horaires de ramassage plus souples pour le département d’expédition/de réception afin d’attirer plus de transporteurs chez vous.

2.     Organisez des ramassages et des livraisons de fin de semaine

En fin de semaine, un grand nombre de pièces d’équipement attendent patiemment de se faire ramasser et livrer le lundi suivant. C’est pourquoi, en permettant les livraisons de fin de semaine, vous pouvez attirer des transporteurs durant les périodes marquées par une pénurie de capacité, car cela leur permet de libérer de l’équipement et d’alléger leur charge de travail  le lundi qui suit. En effet, si vous organisez des ramassages de fin de semaine, un transporteur qui devrait normalement faire attendre son chauffeur jusqu’au lundi, l’enverra avec grand plaisir chez vous.

3.     Réduisez les pertes de temps

Les chauffeurs de camions sont payés au mile, et non pas à l’heure. C’est pourquoi, il n’y a rien de plus fastidieux pour eux que de devoir attendre durant de longues périodes avant de recevoir le chargement et de remplir les documents réglementaires et douaniers et les certificats d’analyse ou de subir tout autre retard. Si votre entreprise est réputée pour effectuer rapidement ces démarches, c’est chez vous que les transporteurs viendront en priorité.

4.     Organisez des services de préchargement

Il s’agit d’un autre moyen d’offrir aux transporteurs non seulement un délai d’exécution rapide, mais également un engagement à leur confier d’autres chargements. L’organisation d’une remorque sans tracteur nécessite seulement un petit investissement, mais permet au transporteur de bénéficier d’un délai d’exécution rapide. En effet, il est possible de charger la remorque en avance et le transporteur n’a plus qu’à laisser la remorque vide pour accrocher la remorque chargée. Rapide et simple! De plus, le transporteur sait qu’il obtiendra d’autres contrats, car il a une remorque sur place. Il s’agit‑là d’un moyen fantastique de faciliter les choses pour tout le monde et d’obtenir un engagement de capacité de la part de vos transporteurs.

5.     Soyez équitable et authentique

Comme vous, les transporteurs ont une entreprise difficile à gérer. En effet, leur entreprise dépend en majeure partie de différentes informations. Chaque jour, ils effectuent un gigantesque travail de coordination. Si, lors de la soumission, votre chargement est de 34 000 lbs, il faut qu’il pèse 34 000 lbs, et non pas 36 000 lbs, lorsque que le transporteur vient le chercher. Si vous êtes équitable, ouvert et honnête en ce qui concerne votre chargement et ses exigences, le transporteur peut mieux planifier ses activités. Si vous avez la réputation d’être équitable et authentique, c’est avec plaisir que les transporteurs feront affaires avec vous.

6.     Que vos paroles correspondent à vos actes et vice‑versa

Une conséquence de l’équité et de l’authenticité consiste à clairement expliquer les conditions au transporteur. Si vous vous êtes engagé à payer 30 jours plus tard, faites‑le. Si vous avez promis de charger le camion en une heure, faites‑le. Si vous faites preuve de clarté, de cohérence et de prévisibilité, vous aurez une bonne réputation auprès des transporteurs et ils choisiront votre chargement plutôt que celui d’une autre entreprise susceptible de leur réserver des « surprises ».

7.     Allongez l’horaire du département des expéditions

Comme bon nombre de départements des expéditions ferment à 17 h, le transporteur doit se dépêcher d’arriver durant les heures de pointe et, s’il arrive quelques minutes en retard, il manque le chargement et doit attendre. Il s’agit‑là d’un problème important pour les transporteurs. Si vous avez les moyens d’effectuer des chargements jusqu’à 21 h, ou même jusqu’à minuit, offrez cette possibilité aux transporteurs. Ils seront nombreux à se précipiter sur cette occasion, car elle leur permettra d’éviter des attentes ainsi que les heures de pointe.

8.     Réservez un accueil chaleureux aux chauffeurs

Traitez les chauffeurs avec respect et offrez-leur une salle d’attente confortable. Prévoyez une salle de bain à leur intention et peut-être du café gratuit. Ce type de traitement est très important pour les chauffeurs. Vous deviendrez ainsi pour eux une entreprise de choix pour les ramassages et les livraisons. Les transporteurs voudront faire affaires avec vous et les chauffeurs voudront s’occuper de vos chargements.

9.     Adaptez‑vous au marché

Assurez-vous d’offrir des tarifs compétitifs. Dans le marché serré de 2014, les tarifs que vous payiez durant la récession ne sont tout simplement pas réalistes. Si vous payez des tarifs établis en fonction du marché, vous aurez plus de chance d’obtenir le transport de votre chargement.

10.Pensez aux chargements partiels

Cela peut se révéler dispendieux, mais, parfois, si vous n’avez pas d’autre option, diviser un chargement qui occupe un camion entier en deux chargements partiels peut vous ouvrir de nouvelles voies pour assurer le transport de votre convoi.

11.Astuce bonus : appelez XTL

Grâce à sa logistique, XTL a des solutions aussi bien pour les chargements qui occupent un camion entier que pour les chargements partiels. Nous pouvons vous aider à trouver la capacité dont vous avez besoin et assurer le transport de votre convoi. Il vous suffit de communiquer avec nous!

Perspectives réjouissantes pour 2014 : Le secteur des transports débute l’année par un boum

Volumes de fret

Les résultats annoncés par l’Ontario Trucking Association (OTA) laissent présager le début d’une année record pour l’industrie du transport : ce trimestre, 42 % des transporteurs ont enregistré une augmentation des volumes de fret transportés à l’intérieur de l’Ontario et près de la moitié (48 %) d’entre eux ont signalé que les volumes de fret vers les États-Unis et en provenance de nos voisins du Sud avaient également augmenté.

Parallèlement, TransCore Link Logistics, l’un des principaux fournisseurs de services d’appariement de fret, a annoncé que le début de l’année avait été marqué par des volumes de charge record sur leur réseau : par rapport à janvier 2013, les résultats enregistrés en janvier 2014 pour le volume des charges étaient de 47 % supérieurs, ceux des transports transfrontaliers de 65 % supérieurs et de ceux des cargaisons en provenance des É.-U. de 42 % supérieurs.

Prix

En dépit de cette augmentation des volumes de fret, les prix ne semblent pas avoir explosé. Ils affichent, cependant, une nette tendance à la hausse : selon l’OTA, 23 % des transporteurs ont enregistré des tarifs plus élevés durant le premier trimestre de 2014. Étant donné que l’industrie est confrontée à une crise de capacité depuis des années, ce résultat est surprenant. En effet, l’augmentation aurait, normalement, dû être beaucoup plus élevée. Cependant, au cours des prochains mois, la pression à la hausse se fera probablement de plus en plus sentir au fur et à mesure que le marché et la capacité se contracteront.

Coût du carburant

Les coûts du carburant diesel ont recommencé à grimper. Après une année à la baisse, le prix pratiqué sur les autoroutes est remonté au-dessus de la barre des 4 $ US par gallon. Si l’augmentation des volumes de fret est le signe d’une économie forte, la demande de diesel devrait normalement augmenter et entraîner une hausse des prix du carburant.

Perspectives

Au vu du regain économique et des résultats extrêmement positifs enregistrés par le secteur du transport durant le premier trimestre de 2014, il semblerait que l’industrie ait amorcé une année d’activité intense couronnée d’importants profits. L’augmentation des volumes de fret entraînera inévitablement une contraction de la capacité, ce qui permettra aux transporteurs de choisir des frets mieux payés, de pratiquer, ainsi, des tarifs en moyenne plus élevés et, en bout de ligne, de bénéficier de meilleures marges de profit.

XTL Transport

À XTL Transport, nous envisageons l’année 2014 avec enthousiasme; de plus, nous venons d’obtenir la 20e place au classement des 100 plus grands transporteurs du Canada de Today’s Trucking. Notre optimisme face à l’avenir nous incite d’autant plus à nous mettre au service de nos clients afin de livrer leurs biens de façon sécuritaire et économique dans les délais impartis. Cette année, si vous êtes confronté à une contraction de capacité et n’avez encore jamais fait appel à XTL, n’hésitez pas! Nous sommes là pour vous aider.

Les 10 principaux problèmes de communication entre les expéditeurs et les transporteurs

Durant mes nombreuses années de travail dans l’industrie des transports, j’ai fini par me rendre compte que les principaux problèmes liés au service en termes de coûts et/ou de respect des délais de ramassage et de livraison provenaient d’une mauvaise communication entre le transporteur et l’expéditeur. Voici les 10 principaux problèmes de communication courants qui affectent le service.

1.      La taille et le poids de la cargaison

Les transporteurs de chargements complets et de chargements partiels ont impérativement besoin de connaître la taille et le poids précis de la cargaison pour pouvoir s’assurer que le fret n’est pas trop volumineux, ne dépasse pas la capacité pondérale du camion et ne le déséquilibre pas. La planification d’une charge est une tâche ardue, particulièrement pour les transporteurs de chargements partiels, car un poids inexact peut invalider tout un plan d’expédition. Un seul  problème de communication concernant le poids/la taille de la cargaison peut affecter plusieurs clients.

2.      La mauvaise adresse

Une adresse erronée ou un changement d’adresse peut également affecter un envoi.  Il arrive que l’adresse postale du point de livraison communiquée au transporteur se situe à  plusieurs pâtés de maisons de l’entrepôt où la marchandise doit, en fait, être livrée. Le deuxième problème de communication en matière d’adresse se pose lorsqu’un expéditeur régulier change d’adresse et néglige d’en informer le transporteur ou ses fournisseurs. Le fait d’envoyer le transporteur à une ancienne adresse engendre non seulement des coûts supplémentaires pour toutes les parties, mais également des problèmes de livraison si le chauffeur n’a plus le temps de se rendre à la nouvelle adresse.

3.      Le transport de matières dangereuses

Les problèmes de communication liés à un envoi de matières dangereuses pourraient avoir, à eux seuls, une liste des 10 problèmes les plus graves! Il est, en effet, primordial, de communiquer au transporteur les bonnes informations sur ce type de chargement avant le ramassage. Pour pouvoir ramasser le chargement, le chauffeur doit posséder une formation en matière de substances dangereuses et le transporteur doit tout particulièrement s’assurer que le chauffeur est bel et bien affecté à l’envoi. Dans le cas d’un chargement partiel, il ne peut pas être mélangé à certaines autres classes de matières dangereuses, ni à d’autres biens. C’est pourquoi il est important que le transporteur soit informé de la classe de la cargaison avant le ramassage.

4.      Les exigences en matière de température

Les exigences en matière de température sont un autre domaine où les problèmes de communication sont légion. En effet, « chauffé », « protéger du froid », « conserver à une température supérieure à 10oC » et « conserver entre 10 et 15 degrés » signifient des choses totalement différentes pour un transporteur. Il se peut qu’un équipement différent doive être utilisé dans chaque cas; de plus, ces exigences peuvent également avoir des conséquences sur les autres biens que les transporteurs de chargements partiels peuvent envoyer avec un produit particulier. Veillez donc à informer votre transporteur avec précision des exigences liées à la température de façon à ce qu’il puisse planifier adéquatement le ramassage de votre chargement.

5.      La valeur

Il arrive fréquemment que les expéditeurs ne tiennent pas compte de la valeur d’un envoi qu’ils soumettent à un transporteur. Cependant, si votre chargement est évalué à plus de 2 $ la livre, il se peut que le transporteur réfléchisse à deux fois avant de l’accepter. En effet, le transport de biens de grande valeur représente un risque élevé pour les transporteurs. C’est pourquoi, si la valeur de votre cargaison est importante, vous devez, au préalable, en informer le transporteur.

6.      Les installations de transbordement et de ramassage/livraison

En règle générale, les transporteurs s’attendent à trouver des installations de transbordement adaptées à la taille de leur camion de façon à pouvoir charger et décharger aisément la cargaison. Si vous ne disposez pas d’installations de ramassage ou de livraison, le transporteur a besoin de le savoir. Il se peut, alors, que votre envoi doive être relivré à l’aide d’un camion plate-forme ou d’un camion porteur équipé d’un hayon élévateur.

7.      Les pratiques de chargement et de déchargement

Si vous utilisez un procédé de marchandise en mouvement et non pas des remorques sans tracteur, le transporteur doit en être informé à l’avance. En effet, dans de nombreux cas, il peut ne pas être possible de trouver une remorque vacante à court préavis. En outre, le temps de chargement est également un facteur clé qui doit être communiqué à l’avance au transporteur. En effet, un long temps de chargement/d’attente avant le chargement risque d’empiéter sur les heures de conduite restantes d’un chauffeur et de donner lieu au retard d’un jour de votre fret du fait que, légalement, le chauffeur n’est pas de service.

8.      Le temps de transit

Le temps de transit requis est une information importante, car elle permet au transporteur de déterminer s’il convient d’envoyer un chauffeur au début ou à la fin de son quart de travail. Il se peut également que le transporteur doive affecter une équipe de chauffeurs pour respecter les exigences liées à la livraison. Dans certains cas, il peut ne pas être possible de respecter le temps de transit en se conformant à la limite de vitesse et à la réglementation en matière d’heures de service.

9.     L’information douanière

Il est essentiel de remplir correctement les documents administratifs douaniers et d’y indiquer le nom du représentant des douanes et de l’agent de compensation chargé du dédouanement ainsi que le point de passage frontalier, de façon à éviter le retard des cargaisons envoyées au‑delà de la frontière.

10.    Rendez-vous vs. pratique du « premier arrivé, premier servi »

Le transporteur peut ne pas se rendre compte de la nécessité de fixer un rendez-vous, ou ne pas avoir le temps d’attendre en file pour être chargé. C’est pourquoi il convient de l’informer de l’heure du chargement de façon à ce qu’il puisse planifier son horaire en conséquence.

Mythe : Les transporteurs haussent leurs tarifs pour accroître leurs bénéfices – FAUX!

Une récente étude du Conference Board du Canada intitulée « We Have Been There Before » a conclu que, depuis la déréglementation générale intervenue en 1987, l’industrie du transport a absorbé des augmentations de coûts et transmis la majorité de ses gains de productivité aux expéditeurs.

Voici certaines des principales conclusions de l’étude :

De 1986 à 2003, la productivité totale des facteurs (PTF) de l’industrie du transport routier a connu une augmentation annuelle moyenne de 1,7 pourcent, alors que les coûts en termes nominaux ont affiché une augmentation annuelle moyenne de seulement 0,8 pourcent et que les prix en termes réels ont chuté. Cet ajustement s’est produit en dépit de l’augmentation annuelle moyenne de 2,6 pourcent du prix des intrants (main‑d’œuvre, carburant, capital, etc.).

En d’autres termes, 87 pourcent des gains de productivité ont été utilisés pour maintenir à la baisse le prix des extrants face à l’augmentation des coûts du carburant, du capital, de la main-d’œuvre, et autres, et non pas pour accroître les profits.

Cette étude dépeint une réalité dont la majorité  des gens qui travaillent dans l’industrie des transports ont pleinement conscience : le transport routier est une industrie hautement compétitive où la survie dépend des gains de productivité et de la compétitivité des prix. En règle générale, toute augmentation de prix transmise aux clients est absolument nécessaire et reflète une augmentation du prix des intrants. En outre, et c’est également la conclusion de cette étude, la majorité de l’ensemble des gains de productivité sert à compenser l’augmentation du prix des intrants, soit le carburant, la main‑d’œuvre et les assurances, encourue par les transporteurs.

Ce que vous pouvez faire pour favoriser la baisse des coûts du transport

Bon nombre d’expéditeurs pensent que plus le volume transporté est élevé, plus le tarif sera bas. Bien que cela soit, dans une certaine mesure, vrai, il y a une limite à cette logique. Il suffit de réfléchir un peu : allez du point A au point B et additionnez le temps que cela vous prend, l’usure au mile, le coût du carburant, etc. Faites cela cent fois et voyez si vos coûts diminuent. Ils ne diminuent pas. Pour abaisser vos coûts, la seule chose que vous pouvez faire est de travailler en collaboration avec votre fournisseur de transport pour éliminer des coûts du système. Voici quelques domaines dans lesquels il est possible de le faire :

Le temps d’attente

Tout temps que le transporteur passe à attendre avant le chargement et le déchargement est du temps qui n’est pas utilisé à des fins productives, donc du temps perdu. Prenez des mesures pour diminuer le temps d’attente dans vos installations. Faites rentrer et sortir les camions rapidement. De nombreux expéditeurs ont, par exemple, mis en place des systèmes de nomination et/ou une politique du « premier arrivé, premier servi ». Bien que ni l’un, ni l’autre ne constituent des solutions parfaites, l’important est de faire en sorte que le temps d’attente moyen des transporteurs soit le plus court possible, car, en bout de ligne, tout temps improductif pour le transporteur se retrouvera, d’une façon ou d’une autre, sur votre facture.

Frais accessoires modérés

Bon nombre d’expéditeurs essaient d’éliminer les frais accessoires ou de les diminuer de façon irréaliste. Or, des frais accessoires inexistants ou démesurément bas constituent un risque pour le transporteur. En effet, la marge de profit d’un transporteur est mince et des coûts inattendus non compensés peuvent porter un coup fatal à sa rentabilité. C’est pourquoi un transporteur doit augmenter ses tarifs de base pour compenser le « facteur d’incertitude ». Discutez avec vos transporteurs et négociez avec eux des frais accessoires équitables qui leur permettront de facturer leur transport de ligne de façon économique.

Soyez un expéditeur de choix

Les meilleurs chauffeurs ont souvent la priorité pour choisir les charges qu’ils souhaitent prendre. Ces chauffeurs, qui sont aussi les plus expérimentés, sont les plus économiques : ils connaissent la paperasserie, les itinéraires et la façon de conduire la plus efficace. Si ces chauffeurs aiment venir prendre des cargaisons et en livrer chez vous, alors vous devenez un expéditeur de choix. Ce sera le cas si :

  • Vous les faites rentrer et sortir rapidement
  • Vous rendez la salle d’attente confortable
  • Vous mettez des installations sanitaires à leur disposition
  • Vous faites preuve de courtoisie et de politesse à leur égard

Payez à temps

Il est essentiel de payer les transporteurs à temps pour leur éviter tout problème de liquidités. Le camionnage est un domaine où l’argent comptant circule beaucoup : bon nombre des coûts, tels que la main‑d’œuvre et le carburant, sont payés immédiatement, alors que le revenu du transporteur est versé bien plus tard. Si vous faites affaires avec une compagnie de paiement de transport, assurez-vous qu’elle est équitable, car il arrive souvent que ces compagnies tirent leur profit de l’intérêt qu’elles gagnent sur votre argent en payant vos transporteurs bien après que vous les avez payées. Pour ce faire, elles appliquent des règles de paiement strictes ou refusent des factures qui sont souvent retournées à l’expéditeur et ne sont pas réglées pendant des mois. Et si vous ne prenez pas les mesures nécessaires pour faciliter le processus de paiement, ces coûts finiront immanquablement par se répercuter sur votre facture.

En conclusion, les expéditeurs jouent un rôle important dans l’établissement des coûts du transport et leurs politiques et procédures influent énormément sur les tarifs d’expédition. Les marges de vos transporteurs sont minces et la compétitivité du marché les contraint à grappiller toute économie et tout gain de productivité. C’est pourquoi il est essentiel de collaborer avec eux pour trouver des idées et modifier les politiques inadéquates afin de diminuer ou de compenser l’augmentation des coûts du transport.